Les élections présidentielle et législatives en Tunisie 2019 : la course au palais de Carthage est lancée

À seulement 4 mois des élections générales en Tunisie, les alliances des différents partis se font et se défont, alors que d’autres partis ont vu le jour comme le nouveau parti Tahya Tounes. Ce dernier étant soutenu par un grand nombre de parlementaire opposant au parti présidentiel qui est mis en minorité, est l’un des partis les mieux classés dans les sondages des élections tunisiennes de 2019.

Que s’est-il passé après les élections de 2014 ?

Une fois les élections législatives et présidentielle de 2014, ont eu lieu, qu’un grand nombre de tunisiens pensaient en avoir fini avec l’instabilité politique ou du moins de retrouver une certaine stabilité politique. Cinq ans plus tard, le vainqueur des scrutins des élections législatives et présidentielle en 2014, le parti Nidaa Tounes, avec 89 députés sur 217, est désormais relégué dans l’opposition avec la perte de 22 sièges depuis janvier 2016, perdant ainsi son statut de premier parlementaire.

La situation du parti Nidaa Tounes

La perte de ce statut est à cause de la remise en question de la direction de Hafedh Caïd Essebsi, le fils de l’actuel président de la République, qui a repris le flambeau au sein de Nidaa Tounes. Une situation qui s’est traduite par un grand nombre de démissions au sein du parti.
On peut noter l’un des plus graves désaccords au sein du parti est avec l’arrivée de Youssef Chahed l’actuel chef du gouvernement. Ancien membre de Nidaa Tounes, Youssef Chahed a pu escalader les échelons grâce à son éloquence et sa persévérance. Ancien ingénieur agronome, il a su passer de secrétaire d’État à la Pêche à chef de gouvernement suite aux accords de Carthage en août 2016.
Alors qu’il a formé l’image du fils spirituel de Béji Caid Essebsi, le chef de gouvernement a pris rapidement ses distances afin de prendre sa responsabilité au sérieux, à la tête du gouvernement d’union.

Que pensent les tunisiens ?

Selon les derniers sondages réalisés par l’instance supérieur indépendante pour les élections (l’ISIE), les différents partis politiques tunisiens devront envisager de nommer des jeunes candidats. En effet, la majorité des tunisiens sont plus susceptibles de voter pour un candidat à l’élection présidentielle s’il a 35 ans voir moins.
Comme a mentionné l’un des responsables de l’international républicain institute, au cours des prochaines élections de 2019, les tunisiens veulent du changement. Comme c’était le cas au cours des élections municipales qui a eu lieu en mai 2018, avec l’élection de la première femme maire, Souad Abderrahim et de la plus jeune maire en Tunisie, Chiraz Dhibi.
Qui remportera la course au palais de Carthage, aux élections tunisiennes de 2019 ? Le 17 novembre prochain, nous saurons la réponse.